Michel Serrault et Ingmar Bergman :
Deux légendes nous ont quitté…

Ami(e)s cinéphiles bonjour !
Ce drôle d’oiseau qu’était Michel Serrault, unanimement apprécié et triplement Césarisé dans La Cage aux Folles en 1979, Garde à Vue en 1982 et Nelly et Monsieur Arnaud en 1996, s’est définitivement envolé !
En effet, l’immense Serrault, qui jeune hésitait entre devenir curé ou… clown, a hélas tiré Dimanche dernier, sa dernière révérence !
En plus d’un demi-siècle d’une impressionnante carrière, il a joué dans quelque…
135 longs métrages (sans parler ni des téléfilms, ni du théâtre), sous la direction de Clouzot, Chabrol, Mocky, Lautner, Audiard, Blier, Zidi ou encore Kassovitz !
Cet homme au physique de monsieur-tout-le-monde, volontiers cabotin ou provocateur mais toujours chaleureux, répétait sans cesse que le principal souci dans son métier était de ne pas ennuyer le spectateur ! Pour notre plus grand plaisir !
Il a réussi à se glisser avec la même aisance dans la peau de personnages aussi ambigus et dramatiques que le Dr Petiot, l’inénarrable et très… gaie Zaza, l’homosexuel excentrique ou encore celle d’Harpagon en passant par Nestor Burma !
Un vrai caméléon du 7ème Art !
Il se définissait lui-même comme : “L’âme de Charlie Chaplin sur un corps… d’apothicaire !”
Notez qu’il fréquenta dès 1949 la fameuse troupe des Branquignols de Robert Dhéry et apparaît pour la première fois au cinéma en 1954 dans Ah ! Les Belles Bacchantes ! de Jean Loubignac.
Avec son complice et ami Jean Poiret (mort en 1992), il monte un fameux numéro de cabaret qui fait les beaux soirs de l’Alhambra, de Bobino et de l’Olympia.
Vers le milieu des années 70, ses personnages s’étoffent de plus en plus et il campe des rôles dramatiques comme dans Pile ou Face d’Enrico, L’Ibis Rouge de Jean-Pierre Mocky (un de ses grands amis) où il étrangle, à tour de bras, des femmes ! Glups !
Il dit que jouer “les tordus” l’amuse ! Nous aussi…
Par ailleurs, au théâtre, on le remarque dans L’Avare en 1986, dirigé par Roger Planchon
et dans le fameux Knock en 1992, mis en scène par Pierre Mondy.
Serrault disait de son métier : “Si on n’a pas d’intention intérieure, les mots ne veulent rien dire. Je voudrais être un passeur et un messager !” Ce fût à mon humble avis, particulièrement réussi dans Le Bonheur est dans le Pré en 1995 !
A la télé, il campa en 2003 pour TF1 un incroyable Gaston Dominici.
Malgré ses cheveux tous blancs et sa silhouette arrondie, il intéressait de jeunes réalisateurs qui lui ont fait tourner Belphégor ou encore Une hirondelle a fait le Printemps.

Ci-dessus, hilare dans l’excellent Albert est Méchant !
En DVD, vous pouvez actuellement l’honorer et le retrouver dans votre Cinebank préféré, en compagnie de José Garcia dans le polar : Pars vite et reviens tard, qui est sorti en vidéo
fin juillet…
Sachez aussi qu’un autre géant nous a quitté :
l’acteur, scénariste mais surtout réalisateur suédois Ingmar Bergman.
Il fût considéré par ses pairs comme l’un des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma en proposant une Å“uvre s’attachant à des thèmes métaphysiques comme Le Septième Sceau, à l’introspection psychologique ou familiale (Cris et Chuchotements, Fanny et Alexandre) et à l’analyse des comportements du couple dans Scènes de la vie conjugale.
Bergman est le seul cinéaste à avoir obtenu La Palme des Palmes au Festival de Cannes en 1997. Bravo !
Adieu les Artistes !
La Mascotte… bien triste.
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Adieu Messieurs!
Commentaire par Sam's — 31 juillet 2007 @ 19:31